« Que découvre-t-on lorsque l’on soulève enfin le voile sur ce que l’on avait enfoui ? »

© Romain Cayla, 2026 - Crédit photo : Romain Cayla
Sous les couches du papier, il y a des vies anciennes qui respirent encore. Chaque déchirure ouvre un passage vers un souvenir, chaque collage tente une réconciliation entre ce qui fut et ce qui persiste.

© Romain Cayla, 2026 - Crédit photo : Romain Cayla
Dans les palimpsestes de Romano, la mémoire se redresse comme une herbe après la pluie. Rien n’est effacé, tout est réécrit — lentement, avec la patience d’un battement de cœur. Le geste appelle le regard, le regard appelle la main. Alors le spectateur devient à son tour passeur, dépositaire d’une trace. Ce n’est plus une œuvre : c’est un murmure partagé.

© Romain Cayla, 2026 - Crédit photo : Romain Cayla

© Romain Cayla, 2026 - Crédit photo : Romain Cayla
« Peut-on vraiment effacer ce que la vie a écrit en nous ?»

© Romain Cayla, 2026 - Crédit photo : Romain Cayla

© Romain Cayla, 2026 - Crédit photo : Romain Cayla

© Romain Cayla, 2026 - Crédit photo : Romain Cayla
Je colle une œuvre sur une autre œuvre, puis une autre encore. Les images s’accumulent, se recouvrent, s’effacent sans jamais tout à fait disparaître.
Puis je m’éloigne.
Je me cache un peu plus loin et j’observe.
J’attends qu’un passant s’arrête, qu’il tende la main, qu’il déchire une première couche. Puis une autre. Et qu’au fil des gestes, ce qui était enfoui réapparaisse.
Sous chaque œuvre, une autre histoire dormait.
Je regarde alors les visages changer, surpris par ce qui se révèle sous la surface.
Comme dans la vie, nous recouvrons, nous cachons, nous superposons. Mais il suffit parfois de soulever un fragment du voile pour découvrir que rien n’avait vraiment disparu.
